Les Fourberies de Scapin

Pourquoi cette proposition de Jean Sclavis ?

Après ma sortie du conservatoire d’art dramatique de Lyon, où je me spécialisais dans « l’emploi », au sens classique du terme, de valet de comédie, je créais le rôle de Scapin dans une production lyonnaise.

Au cours de tournées ultérieures, et suite aux empêchements successifs de plusieurs comédiens de la troupe, je fus appelé pour endosser leurs personnages, si bien que je finis par savoir plusieurs des rôles masculins de la pièce ; l’idée d’un spectacle en soliste commença à germer dans mon esprit.

Peu de temps après, l’interpellation d’un ancien directeur du Guignol de Lyon afin de monter la pièce en marionnette avec l’accent lyonnais me guida sur une piste nouvelle, même si ce projet ne vit pas le jour : celui d’un « Scapin / Manipulateur ». Enfin, quinze ans d’expérience avec Emilie Valantin me confortent dans la faisabilité d’un spectacle en soliste avec des marionnettes.

Ma proposition vient apporter au répertoire de la Cie Emilie Valantin un contrepoint classique, pour prendre en compte la nécessité de créer ou recréer des repères sur le théâtre. Le personnage de Scapin, qui laisse le choix de plusieurs degrés de lecture, est une des sources de l’art de « l’innocence / insolence », associée à la solitude sociale, et à l’auto-dérision. Nous avons déjà exploré cette attitude, si compatible avec la marionnette, dans J’ai gêné et je gênerai sur des textes de Daniil Harms, et avec le personnage du Zay, inspiré des contes de Nasr-Eddin, dans le répertoire des Castelets.

On pourrait évoquer aussi Guignol et Karageuz, etc.

Jean Sclavis

Il s’agit d’une adaptation par coupes ou « réduction » des Fourberies de Scapin de Molière, d’une durée d’environ 1 h 20. C’est une performance d’acteur qui se joue avec des sacs, des leviers de déchargement, huit marionnettes de grande taille (140 cm environ), un comédien manipulateur et deux régisseurs.

Afin d’éviter les deux écueils que représentent la reconstitution historique et la réactualisation artificielle, l’action se situe dans un passé imaginaire assouplissant les références historiques des décors et costumes, afin de mieux coller à l’esprit de l’œuvre qui est celui d’une « farce » au sens culinaire du terme ; c’est-à-dire, une conglomération d’aliments et d’éléments.

Spectacle tout public

Nomination aux Molières 2008 dans la catégorie “Meilleur spectacle en région”


Prochaine Date

19/10/17 Théâtre Louis Jouvet, Rethel

20/10/17 Théâtre Louis Jouvet, Rethel


Adaptation du texte

Jean Sclavis

Texte

Molière

Mise en scène

Emilie Valantin

Comédiens

Jean Sclavis

Décors

Emilie Valantin assistée de Jean-Luc Maire

Costumes

Mathilde Brette, Coline Privat et Laura Kerouredan

Musique

Vincent De Meester

Création lumières

Gilles Richard

Constructeurs marionnettes

Emilie Valantin assistée de François Morinière et de l'Atelier de la Cie Emilie Valantin

Production / Diffusion
Administration

Serge Chastan, Lisanne Lagourgue